Le chat dans les légendes nordiques

Le chat est présent dans les mythes et légendes du nord de l’Europe depuis fort longtemps. Certains n’hésitent pas à y voir une référence pour le chat des forêts norvégiennes.

Sommaire de la page
  • Edda de Snorri Sturluson
  • Contes de Asbjørnsen et Moe
  • L’Edda de Snorri Sturluson

    Déesse Freyja

    Le char de la déesse Freyia est tiré par 2 chats
    Le char de la déesse Freyja est tiré par 2 chats, nommés « amour maternel » et « tendresse.

    Dans le chapitre 24 de Gylfaginning, on explique que la déesse Freyia, fille de Niord de Noatun, est la plus glorieuse des déesses Ases. Quand elle voyage, elle conduit un chart tiré par deux chats.

    Dans le chapitre 49, il est à nouveau dit que Freiya conduit ses chats au moment des funérailles de Baldr.

    Deux chats, grands et puissants, tirent le char de Freya (ou Freyja), la déesse de l’amour et de la fertilité.
    D’ailleurs, toute personne qui laisse un bol de lait pour ses chats dans les champs reçoit la bienveillance de la déesse.
    Aujourd’hui, un proverbe illustre ce propos: si le soleil brille le jour du mariage, on dit de la mariée que «elle a bien nourri le chat».

    Dieu Thor

    Le chat est si fort que Thor, le dieu du tonnerre et de la guerre, ne peut le soulever. C’est d’ailleurs l’un des défis que Utgarda-Loki propose à Asa-Thor. Ce dernier accepte de le relever.

    Le Dieu Thor soulève un chat
    Le dieu Thor tente de soulever un chat, qui était en fait le serpent de Midgard

    Utgarda-Loki déclara alors: « Les jeunes garçons se livrent ici à un jeu qui doit paraître insignifiant: ils soulèvent de terre mon chat. Je n’aurais pas osé en parler à Asa-Thor si je n’avais constaté auparavant que tu étais beaucoup moins puissant que je ne le croyais. » Sur ces entrefaites, un chat de couleur grise et de taille plutôt grande arriva en courant au milieu de la halle. Thor s’approcha, lui mit la main sous le ventre pour le soulever. Mais le chat courba le dos au fur et à mesure que Thor étendait le bras. Et, quand Thor s’étira du plus haut qu’il pouvait, le chat ne souleva qu’une seule patte. Aussi Thor ne put-il remporter cette épreuve.

    Edda – Gylfaginning – 46e chapitre, Snorri Sturluson traduit par F.-X. Dillman

    Au chapitre 47, Utgarda-Loki explique à Thor qu’il a été victime d’illusions visuelles. Alors que Thor pensait soulever un chat, il soulevait en fait le serpent de Mitgard, qui se trouve tout autour des terres et dont la taille est à peine assez grande pour que sa tête et sa queue puissent toucher la terre.

    C’est l’une des illusions qu’Utgarda-Loki utilisa pour défendre son fort.

    Contes de Asbjørnsen et Moe

    Couverture de "Norske Folke eventyr"
    Norske Folke eventyr, par Asbjørnsen et Moe,

    Peter Christen Asbjørnsen (1812-1885) et Jørgen Engebretsen Moe (1813-1882) se rencontrent sur les bancs de l’école ; il en naitra une amitié longue de toute une vie. Dans les années 1830, ils recueillent les contes norvégiens transmis par tradition orale. Contrairement aux frères Grimm, leurs sources sont uniquement orales.
    Les principaux animaux cités dans leurs contes sont l’ours, le renard et le loup. Mais le chat, la chèvre et le chien sont également cités.
    Par exemple dans Herr Peter ou Lord Peter, il est notamment question d’un chat qui accomplit quelques miracles pour son maître, fort pauvre. C’est un chat-fée ou chat-troll.

    Sources

    • ALVING Reidar, LUND Kalle, Katten villdyr og husvenn, 1943
    • ASBJØRNSEN Peter Christen, MOE Jørgen Engebretsen, Norske Folke eventyr, 1841-1844
    • DILLMANN François-Xavier, L’Edda – Récits de mythologie nordique, Ed. Gallimard, 1991, 233 p.

    Norvégien ou chat des forêts norvégiennes

    Le chat des forêts norvégiennes ou norvégien est un grand race à poil mi-long, qui a su conserver le côté robuste et sauvage de sa région d’origine. Excellent chasseur et pourtant tendre compagnon, il impressionne par sa puissance, son énergie et aussi son calme. Il est réputé très équilibré. Son origine remonte aux Vikings et il apparaît dans de nombreux récits de mythes et légendes nordiques.

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    « Le chat » par Théodore de Banville

    Tout animal est supérieur à l’homme par ce qu’il y a en lui de divin, c’est-à-dire par l’instinct. Or, de tous les animaux, le Chat est celui chez lequel l’instinct est le plus persistant, le plus impossible à tuer. Sauvage ou domestique, il reste lui-même, obstinément, avec une sérénité absolue, et aussi rien ne peut lui faire perdre sa beauté et sa grâce suprême. Il n’y a pas de condition si humble et si vile qui arrive à le dégrader, parce qu’il n’y consent pas, et qu’il garde toujours la seule liberté qui puisse être accordée aux créatures, c’est-à-dire la volonté et la résolution arrêtée d’être libre.
    Le chat — Théodore de Banville (1882)

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