Fouilles archéologiques

Domestication du chat en 9500 av. J.-C.

La plus ancienne trace du chat a été découverte en 2004 à Chypre. Dans une tombe du village néolithique de Shillourokambos, un être humain et un chat ont été enterrés côte à côte. La tombe daterait d’environ 9500 ans av. J.-C. Ceci indique une association très forte entre l’homme et l’animal, peut-être la trace du premier chat domestique.

Chypre est une île distante de 60 à 80 km du continent depuis sa formation. Il n’y a aucune preuve qui ait été trouvée que des félidés aient été présents sur l’île au départ. L’introduction du chat dans l’île est donc due à une action de l’homme.

Des preuves?

Une preuve formelle d’une domestication du chat n’a pas été trouvée. Néanmoins, les hommes du mésolithique tardif et du néolithique ont introduit des animaux sur d’autres îles. De même, le renard a été introduit sur Chypre à peu près à la même époque.

Qu’a-t-on trouvé lors des fouilles?

Shillourokambos était un village néolithique habité de la fin du 9e à la fin du 8e millénaire av. J.-C. Les batiments ont été mal conservés, mais des milliers d’objets en pierre et en os ont été découverts. C’est sur ce site qu’on a retrouvé des restes d’un humain âgé d’au moins 30 ans et, à moins de 40 cm, celui relativement complet d’un chat (Felis silvestris cf. lybica), dans la même couche de sédiment. Homme et chat étaient enterrés selon la même orientation.
Les analyses ont montré que le chat était âgé d’env. 8 mois — jeune mais déjà de taille adulte — et daterait d’entre 9500 à 9200 ans avant notre ère. Vu sa grande taille, on pense qu’il s’agissait d’un mâle.

L’humain a été enterré avec des outils, de la pierre polie, de l’ocre et une petite fosse contenant 24 coquillages marins; ce qui est bien davantage que ce qui a été trouvé dans d’autres tombes proches. Ceci laisse à penser que cet homme avait un statut social particulier et une relation spéciale avec les chats.

Conclusion

Alors que l’on pensait que la domestication du chat avait commencé avec l’agriculture — le stockage du grain ne pouvant qu’attirer de nombreuses souris —, ces fouilles archéologiques ont mis en lumière un début de domestication bien plus ancien.

Sources

  • VIGNE, J.-D., GUILAINE, J., DEBUE, K.[et al.], Early Taming of the Cat in Cyprus, Science, vol. 304 / 5668, avril 2004, p. 259‑259
  • Science Magazine: Early Taming [En ligne : http://www.sciencemag.org/content/304/5668/259.full.pdf], consulté le 24/02/2015

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